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4 nov. 2012

L'étrange histoire de Benjamin Button, F. Scott FITZGERALD.

L'étrange histoire de Benjamin Button, 
F. Scott FITZGERALD.


Edition : Pocket.
56 pages.
1,50€


Résumé :

Jamais Roger Button n'aurait pensé que la seule évocation de son nom puisse, un jour, faire trembler d'effroi un hôpital voire une ville tout entière ... 
Et pourtant... En ce matin de septembre 1860, M. Button n'en croit pas ses yeux. En pleine maternité, se dresse dans le berceau de son nouveau-né tant attendu, un homme de 70 ans à la barbe vénérable ! Et il s'agit bien de son fils ! 
Après cette entrée en fanfare dans la vie, Benjamin Button ne pouvait mener une existence comme les autres : né vieillard, il va vieillir jeune, à rebours des autres, de la nature, des ans. Il va voir ses parents se voûter, s'éteindre, sa jeune femme s'empâter et décliner tandis qu'il va retrouver peu à peu santé, vigueur, s’illustrer brillamment à la guerre, courir les fêtes et les mondanités ...
Au bout du voyage ? Une histoire étrange, extraordinaire et ... le néant.

Mon avis :

En si peu de pages, nous sommes transportés dans l'histoire de cette incroyable vie. L'écriture est simple et fluide, elle réussit à nous retranscrire les émotions de Benjamin ainsi que des autres personnages. Nous ressentons autant d'injustice que cet enfant, ce jeune homme, ce vieillard tout au long de notre lecture. La fin de ce récit qui est aussi la fin de cette existence est justement écrite, avec beaucoup de poésie. Il s'agit d'une nouvelle qui ravira surement de nombreux lecteurs.

Citations :

"M. Button fut pris de sueurs froides. Il ferma les yeux, les rouvrit puis regarda à nouveau. Il n'y avait pas d'erreur : il avait devant les yeux un homme de soixante-dix ans - ou plutôt un bébé de soixante-dix ans, un bébé dont les jambes pendaient de chaque coté du berceau dans lequel il reposait."

"Il frémit de tout son corps. Son destin lui semblait incroyable et affreux."



Un roman, un film.

8 oct. 2012

Walking Dead - 1. Passé décomposé, Robert KIRMAN, Tony MOORE, Charlie ADLARD

Walking Dead - 1. Passé décomposé, 
Robert KIRMAN, Tony MOORE, Charlie ADLARD.


Edition : Delcourt
143 pages.
13,95€


Résumé :

[Pour lecteurs avertis.]

Le monde tel que nous le connaissions a disparu.
DEFINITIVEMENT
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus, mais errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître. Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.

Mon avis : 

Nous entrons directement dans le sujet en découvrant un des personnages - Rick - allongé dans un lit d'hôpital, se réveillant tout juste et découvrant qu'il est seul, que plus rien autour de lui ne ressemble à ce que c'était auparavant. Il va alors vouloir savoir ce qu'il a bien pu se passer - car il était dans le coma. Il rencontrera un père et son fils qui lui expliqueront tout et le mèneront faire des provisions avant son départ à la recherche de sa femme - Lori - et de son fils - Carl. L'intrigue est rapidement mise en place, nous découvrons au fur et à mesure de nombreux personnages qui composent un camp et qui font tout pour survivre à des temps comme ceux qu'ils vivent depuis des semaines. Les personnages sont tous différents et ont une histoire, un caractère, un rôle bien défini, cela rend l'histoire d'autant plus intéressante. Ce premier volume est justement écrit et dessiné, il joue à merveille son rôle de mise en place mais non apporte aussi une part de suspens en nous offrant une dernière page aussi investigatrice que défiante !

Citation :

"Ouais... en fait ... penser aux bons moments, ça rend tout ça encore pire."

"- Je ne l'avais même pas vu !
- Va falloir que tu gardes les yeux ouverts, mec, tu étais où, ces derniers temps ? 
- Dans le coma."


Un roman, un film.





23 sept. 2012

Harry Potter à l'école des sorciers, J. K. Rowling.

Harry Potter à l'école des sorciers, 
J. K. ROWLING.


Edition : Folio junior
302 pages.
7,90 €


Résumé :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l'attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?


Mon avis :

Je ne comptais pas lire cette saga car j'ai vu les films et j'en étais satisfaite mais j'ai tenté le premier tome ... et j'ai adoré ! On y découvre tant de petits détails qui ne figurent pas dans les films, on comprend donc mieux certains événements. On est réellement transporté à Poudlard et l'on aimerait que tout ce qui existe dans ce roman se trouve dans la vraie vie tellement c'est merveilleux. J'ai hâte de découvrir la suite et espère que j'en serais aussi conquise ! 

Citation :

"La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même."




Un roman, un film...

Autres avis : Au Rendez-vous Littéraire

21 août 2012

Les âmes grises, Philippe CLAUDEL.

Les âmes grises,
Philippe CLAUDEL.


Edition : Le livre de poche.
280 pages.
6,50€


Résumé :



Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
"C'est peut-être enfin la paix ... hasarda Grosspeil.
- La paix mon os !" lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette.


Mon avis : 

Un récit qui nous fait voyager dans une petite ville dont on ne sera jamais réellement le nom et qui nous bouleverse. Nous sommes au moment de la Première Guerre Mondiale, les habitants de cette petite ville auront la 'chance' de ne pas être envoyés au front pour autant nous découvrirons qu'ils se feront leur propre guerre qui sera quasiment aussi atroce que celle qui se déroule à quelques kilomètres de là. La lecture est attachante et absorbante, nous y trouvons de nombreux passages finement rédigés. Nous entrons rapidement dans l'histoire qui sera le fil conducteur de ce roman : la mort d'une jeune fille. Ce qui est étrange est que durant les premières pages, tout se suit puis d'un coup, nous rencontrons un personnage de ce fait nous en avons la description, des faits qui le qualifie, des particularités de ce dernier puis, nous découvrons un autre personnage, nous le découvrons etc et ainsi de suite. De ce fait, après avoir découvert le corps sans vie de la jeune fille, nous sommes près à partir pour plusieurs chapitres sans que l'on ne nous parle à nouveaux de ce drame. Cela m'a un peu dérangé jusqu'au moment où le narrateur nous annonce (p107) :

"Il faut maintenant que je me reporte au matin de 1917, où j'ai laissé au bord du canal tout gelé le petit corps de Belle de jour [...] Tout cela a l'air embrouillé, [...] mais au fond, c'est à l'image de ma vie, qui n'a été faite que de morceaux coupants, impossibles à recoller. Pour essayer de comprendre les hommes, il faut creuser jusqu'aux racines."


Dès lors, j'ai compris que c'est en passant d'un évènement à un autre que l'on allait découvrir ce qu'il s'est passé, que l'on allait nous dévoiler les 'pourquoi du comment' et ce fut très agréable. J'ai donc hâte de découvrir d'autres romans de cet auteur en espérant retrouver sa manière d'écrire.

Citations : 

"On dit souvent que l'on craint ce que l'on ne connaît pas. Je crois plutôt que la peur naît quand on apprend un jour ce que la veille on ignorait encore."

"La mort brutale prend les belles choses, mais les garde en l'état."


"La folie, c'est un pays où n'entre pas qui veut. Tout se mérite."


"Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit. Tranquilles comme Baptiste."


"On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres."





Un roman, un film. 

Le magasin des suicides, Jean TEULE.

Le magasin des suicides, 
Jean TEULE.




Edition : Julliard.


157 pages.
17€


Résumé :


Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

Mon avis :

Avec une couverture aussi peu visible, il est difficile de rater ce livre ! 
La quatrième de couverture nous invite dans un univers peu commun. Dès le début de notre lecture, nous poussons les portes de ce magasin plutôt curieux, un endroit où l'on vend toutes sortes d'objets, d'éléments comestibles, de manières afin de se suicider. Nous découvrons au fil des pages tous ces articles avec surprise et étonnement car de nombreuses choses ne nous viendraient pas en tête si l'on venait à vouloir se donner la mort. Nous rencontrons une famille, les Tuvache, nous découvrons qu'ils se consacrent à cette période de la vie qui serait alors la mort, ils recherchent sans arrêt de nouvelles méthodes, de nouveaux articles à vendre; à tel point que même la fille Tuvache (Marilyn) deviendra pendant un temps, une manière très rentable de se suicider ! L'auteur nous peint avec un humour noir admirable, un magasin qui s'il existait vraiment serait assez étrange, à savoir s'il aurait autant de succès. La lecture est claire et accessible à tous, nous passons un très bon moment avec beaucoup d'étonnements puis la chute de ce récit nous abasourdi tellement on ne s'y attendait pas.

Citations : 

"- Alan ! .. Combien de fois faudra-t-il te le répéter ? On ne dit pas 'au revoir' aux clients qui sortent de chez nous. On leur dit 'adieux' puisqu'ils ne reviendront jamais."

"- Le suicide, il a ça dans le sang. Un vrai Tuvache tandis que toi, Alan..."

"Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !"
Un roman - Un film.

D'autres avis : Au Rendez-vous Littéraire

5 août 2012

L'annulaire, Yoko OGAWA.

                                          L'annulaire,
Yoko OGAWA




Edition : Babel.
95 pages.
5,60€




Résumé : 


Dans un ancien foyer de jeunes filles transformé en laboratoire, M. Deshimaru, taxidermiste du souvenir, prépare et surveille des "spécimens", tandis que la narratrice de ce récit, assistante et réceptionniste, accueille les clients venus confier au mystérieux spécialiste d'insolites bribes de leur histoire : des ossements d'oiseau, quelques champignons microscopiques, une mélodie, une cicatrice ...
Amputée d'une infime partie d'elle-même depuis un accident de travail, la jeune assistante tombe peu à peu sous le charme du maître de ce lieu de mémoire malsain et fascinant.


Mon avis : 


Récit tout autant étrange que fascinant. Yoko Ogawa nous transporte au Japon, dans un endroit étonnant, la description du paysage, des bâtiments nous fait voyager jusqu'à ce lieu. Il y a quatre personnages que l'on va peu à peu découvrir, on va s'y attacher pourtant nous ne savons presque rien d'eux, nous n'en avons pas vraiment de description physique, nous ne savons même pas leurs noms ! Il y a M. Deshimaru qui est certainement le plus détaillé, il s'agit d'un 'spécialiste' peu courant. Ensuite, nous avons deux femmes qui habitent dans le bâtiment où le récit se déroule donc là où M. Deshimaru travaille : tout d'abord 'La dame du 309' qui semble sympathique tout comme une vieille dame seule pourrait l'être puis il y a 'La dame du 223' qui elle semble moins sociable. Les numéros qui les qualifies sont les numéros des chambres où elles vivent. Enfin, le personnage principal est une jeune femme qui d'où provient le titre de ce récit à un problème à son annulaire gauche, celui-ci à été sectionné lors d'un accident dans l'usine où elle travaillait auparavant. Le travail de ce 'spécialiste' est peu habituel, il permet aux personnes de se libérer d'un objet, d'un souvenir afin de pouvoir continuer à vivre. Cela est utile lorsque cet élément ne vous permet pas d'avancer mais la manière dont ce 'spécialiste' vous libère de ce poids est curieuse. Nous n’accéderons jamais au laboratoire, nous verrons donc ces souvenirs transformés seulement lorsqu'ils seront devenus des spécimens. Il faut alors ranger ces objets quelque part et c'est là le nouveau travail de la jeune femme à l'annulaire coupé. Nous ne découvrirons que très peu de spécimen au travers ce personnage pourtant nous avons l'impression d'en avoir vu un nombre incalculable. Petit à petit cette dernière va tomber sous le charme de cet homme, il lui offrira des chaussures qui jour après jour lui seront d'un poids tel que nous en arriverons à avoir le sentiment qu'elle est devenue comme la 'propriété' de cet homme. Cet écrit se déroule presque entièrement dans ce bâtiment, au fil de cette lecture nous avons l'impression que nous en somme comme enfermé, la jeune femme à l'annulaire fera une courte promenade à l'extérieur, elle y rencontrera un cireur qui la mettra en garde, celle-ci n'écoutera pas...
La lecture se fait avec simplicité, tout est facile à comprendre pour autant nous nous posons des tas de questions auxquelles nous ne pouvons répondre avec certitude car un nombre égal de réponse s'offre à nous. Nous sommes dans un récit aussi léger qu'oppressant, nous sommes émerveillé mais effrayé, cette lecture fut tout autant plaisante, agréable, émerveillante que questionnante. 


Citation : 



"C'est à cause de vos chaussure. Les chaussures et lui sont liés. Tout ce que je puis dire, c'est que si vous n'enlevez pas tout de suite ces chaussures, vous ne pourrez jamais vous échapper. Ces chaussures ne vous apporteront jamais la liberté." 




Un roman, un film.

Oscar et la dame rose, Eric-Emmanuel SCHMITT.

                             Oscar et la dame rose,
   Eric-Emmanuel SCHMITT.




Edition : Albin Michel
100 pages
9,50€




Résumé :

Voici Les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans.
Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la "Dame Rose" qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants.
Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.



Mon avis :

Cette lecture ne sera pas une surprise pour celui qui l’entreprendra; le résumé nous dit la plupart des évènements à venir. Nous sommes de suite informé de la situation, nous en devinons alors la finalité. Ce qui permet que la lecture ne soit pas lassante et en quelque sorte un récit banal d'un enfant hospitalisé est que l'auteur a créé une sorte de jeu entre Oscar et la Dame Rose. En effet, lorsqu'Oscar atteint les jours lui restant à vivre, Dame Rose lui demande de faire comme si à chaque nouveau réveil, celui-ci prenait dix ans ouvrant les yeux. Cela rend alors la lecture peu ordinaire et permet aussi d'exprimer et de faire ressentir les différents états physiques et moraux d'Oscar. Grâce à cette situation, cet enfant réalise sa vie, une vie qu'il n'aura pas. Ainsi, nous vieillissons en même temps que ce dernier, nous sommes spectateur de ses amours, de ses rêves, des personnages qu'il rencontre (autant variés les uns que les autres), de sa fatigue jusqu'à en arriver à sa mort. C'est un récit assez court et agréable que l'on réalise à travers les lettres d'Oscar destinées à Dieu; nous le terminons par celle de Mamie-Rose.


Citation :



"J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt."







Un roman, un film.



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